Napoléon Ier

Date de référence : 1804

Après les suc­cès mili­taires et poli­tiques acquis sous le Direc­toire et le Consu­lat, Bona­parte convainc les Fran­çais de l’accepter comme nou­veau sou­ve­rain avec le titre d’empereur. Pen­dant dix ans, il va faire de la France la pre­mière puis­sance en Europe mais au prix de grands sacri­fices. C’est ce que nous allons voir dans cette seconde vidéo consa­crée à ce per­son­nage majeur de l’histoire de France.

Bon­jour jeune éco­lier, aujourd’hui, je vais te par­ler de Napo­léon 1er

Rap­pelle toi, c’est ce per­son­nage célèbre que l’on appelle encore le géné­ral Bona­parte jusqu’au 2 décembre 1804, date à laquelle il est cou­ron­né Empe­reur de tous les français. 

Tu ne te sou­viens plus trop de qui est le géné­ral Bona­parte ? Je te conseille de regar­der notre vidéo à son sujet… 

Si tu as bien son his­toire en tête, laisse-moi donc te racon­ter l’épopée napoléonienne. 

Com­men­çons par regar­der ce tableau…

Il est peint en 1808 par David, peintre offi­ciel de la révo­lu­tion puis de l’Empire. Ce tableau décrit la céré­mo­nie du sacre de l’Empereur Napo­léon et le cou­ron­ne­ment de l’Impératrice José­phine, le 2 décembre 1804. 

Cela ne te rap­pelle pas la céré­mo­nie du sacre des rois de France ? 

Si tu observes cette pein­ture en détail, tu peux y voir tous les groupes qui repré­sentent le pou­voir à l’époque : la famille royale, l’Église, la noblesse d’Empire … Cette céré­mo­nie marque clai­re­ment le retour à un pou­voir auto­ri­taire et héré­di­taire. Pour affir­mer ce pou­voir, Napo­léon Ier va s’appuyer sur l’armée, acteur impor­tant du régime napoléonien. 

Et cette armée, il va en avoir grand besoin comme tu vas t’en apercevoir…

En 1804, l’Angleterre s’inquiète gran­de­ment de la puis­sance de la France et cherche à nou­veau à lui décla­rer la guerre pour mettre fin à sa domi­na­tion. Les anglais peuvent comp­ter sur leur puis­sante flotte pour domi­ner les mers et sur leur alliance avec l’Autriche et la Russie.

L’Empereur part alors avec tous ses sol­dats en Europe cen­trale où il rem­porte l’éclatante vic­toire d’Austerlitz le 2 décembre 1805, soit un an jour pour jour après son cou­ron­ne­ment : Joyeux anni­ver­saire Majesté !

Cette vic­toire force l’empereur d’Autriche et le Tsar de Rus­sie à faire la paix avec lui, affai­blis­sant ain­si dura­ble­ment l’Angleterre. 

Mais les Anglais n’ont pas dit leur der­nier mot : à Tra­fal­gar, l’a­mi­ral anglais Nel­son détruit la flotte fran­çaise. Pri­vé de ses bateaux, l’Empereur doit renon­cer à enva­hir les îles bri­tan­niques. L’Angleterre en pro­fite alors pour mon­ter une qua­trième coa­li­tion, cette fois-ci avec la Prusse et la Russie. 

Napo­léon réagit avec une rapi­di­té fou­droyante : en 1806, à Iéna, il écrase les armées prus­siennes, puis occupe Ber­lin, leur capi­tale. La « Grande armée », comme on sur­nomme désor­mais l’armée fran­çaise, conti­nue sa pro­gres­sion en Europe jusqu’à Fried­land où elle triomphe des armées russes en 1807. 

L’Empire napo­léo­nien s’étend désor­mais sur une vaste par­tie de l’Europe dont les ter­ri­toires sont diri­gés par des membres de la famille de Napo­léon ou deviennent des dépar­te­ments français.

Tu retien­dras donc que les guerres napo­léo­niennes s’achèvent tem­po­rai­re­ment sur des conquêtes ter­ri­to­riales et une occu­pa­tion mili­taire par des armées fran­çaises équi­pées et bien organisées.

Mais il faut recon­naître que la pré­sence des troupes fran­çaises n’a pas que des avan­tages pour les popu­la­tions qui intègrent l’Empire. Si ces der­nières applau­dissent aux réformes ins­pi­rées de la Révo­lu­tion fran­çaise, comme l’a­bo­li­tion des pri­vi­lèges ou l’é­ga­li­té des droits, elles contestent en revanche assez vite la domi­na­tion napo­léo­nienne qui se tra­duit trop sou­vent dans les pays occu­pés par la cen­sure de la presse, la répres­sion, l’exploitation éco­no­mique et le pillage.

C’est ain­si que les Espa­gnols se sou­lèvent contre l’occupation fran­çaise, aidés par les Anglais. 

En France même, les jour­naux sont cen­su­rés, les artistes très contrô­lés alors que la police sous l’autorité du ministre Fou­chet, sur­veille étroi­te­ment la population.

Mais reve­nons à notre armée napo­léo­nienne qui va bien­tôt repar­tir en guerre.

Mal­gré la paix signée en 1807 entre leurs deux pays, Napo­léon Ier et Alexandre Ier, Tsar de Rus­sie res­tent très méfiants l’un envers l’autre. 

C’est pour­quoi en juin 1812, Napo­léon prend la tête d’une gigan­tesque armée pour ten­ter de vaincre Alexandre Ier. Mais l’armée russe refuse le com­bat, et recule constam­ment, jusqu’à Mos­cou, la capi­tale de l’Empire russe. Napo­léon pense alors pou­voir négo­cier, mais Alexandre Ier s’y refuse et pré­fère faire brû­ler la ville plu­tôt que de trai­ter avec Napoléon !

Face à cette situa­tion impré­vue, Napo­léon doit déci­der la retraite de ses troupes juste avant le début de l’hiver 1812. Confron­té à des tem­pé­ra­tures par­ti­cu­liè­re­ment froides et har­ce­lée par les russes, en par­ti­cu­lier les ter­ribles cava­liers cosaques, la « Grande armée » va perdre presque tous ses sol­dats dans les steppes de Russie.

Après ce désastre, les armées de Napo­léon manquent cruel­le­ment de sol­dats expé­ri­men­tés. Sur le plan diplo­ma­tique, la nou­velle de l’é­chec fran­çais en Rus­sie décide les autres sou­ve­rains euro­péens à se dres­ser contre Napo­léon. Les Russes, les Sué­dois, les Autri­chiens et les Prus­siens affrontent ensemble l’Empereur tant redou­té et finissent par le vaincre en Alle­magne en 1813. 

L’année sui­vante, la France est envahie.

L’Empereur doit alors abdi­quer, c’est-à-dire aban­don­ner son trône et s’exiler sur la petite île d’Elbe.

Mais Louis XVIII, le nou­veau roi, impo­sé par les enne­mis de Napo­léon, connaît très mal la France : ima­gine-toi, il est res­té près de 23 ans en exil ! Il mul­ti­plie les erreurs poli­tiques et perd le sou­tien des Français. 

L’Empereur pro­fite de ces mal­adresses pour reve­nir en France : il est triom­pha­le­ment accueilli par la popu­la­tion, et sans tirer un seul coup de feu Napo­léon reprend son trône, fai­sant fuir Louis XVIII. Ce « retour de l’Aigle » ne dure que Cent jours, car comme tu le devines, l’Angleterre s’empresse de réagir et monte une sep­tième coa­li­tion : l’Autriche, la Suède, la Rus­sie, la Prusse, l’Angleterre et cer­tains États alle­mands déclarent la guerre à la France 

En plus, L’Empereur, âgé et malade, mul­ti­plie les erreurs mili­taires : à Water­loo, en 1815, il laisse sa cava­le­rie se faire écra­ser par les sol­dats écos­sais de l’Anglais Wellington. 

Pour la seconde fois, Napo­léon Ier est exi­lé, sous la sur­veillance des Anglais, sur l’ïle de Sainte-Hélène au large de l’A­frique, où il meurt en 1821. 

Mais l’Empereur rem­porte une der­nière bataille, celle de la mémoire col­lec­tive : au cours du XIXème siècle, poètes et écri­vains fran­çais comme Vic­tor Hugo, Cha­teau­briand vont faire réfé­rence au génie de ce grand homme. 

En 1840, lorsque la dépouille de Napo­léon est dépo­sée à la cha­pelle des Inva­lides dans un tom­beau que tu peux tou­jours admi­rer de nos jours, un mil­lion de Fran­çais sont pré­sents pour voir le cor­tège funèbre de l’Empereur : quel succès ! 

Fina­le­ment, que dois-tu retenir ? 

  • Napo­léon est né en en 1769, cou­ron­né empe­reur en 1804, meurt en 1821. 
  • Il réunit contre lui l’alliance de toutes les grandes puis­sances euro­péennes qui cherchent plu­sieurs fois à le vaincre. 
  • Grand mili­taire, il rem­porte de glo­rieuses vic­toires comme Aus­ter­litz, Iéna ou Fried­land, mais ses défaites en Espagne et en Rus­sie, fra­gi­lisent son Empire. 
  • Brillant homme poli­tique, il réforme l’État, crée le Code civil, mais aus­si la Légion d’Honneur. 
  • Sa des­ti­née, hors du com­mun marque dura­ble­ment le XIXe siècle de toute l’Europe, mais ça, c’est une autre histoire… 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.